Jeudi 19 août 4 19 /08 /Août 00:08

27ème édition du triathlon longue distance d’embrun 2010, 3 triathlètes de l’Ariège ont eu la chance de participer à cette épreuve sportive hors norme. De part ces paysages magnifiques tout au long du parcours vélo, mais aussi par les spectateurs omni présents qui encouragent les concurrents sur la partie marathon mais aussi dans les cols. Cette course n’en reste pas moins difficile et compliquée à gérer.  On peut juste regretter que la météo ait été un peu chaotique, grosse pluie la veille de la course lors de la mise en place des vélos dans le parc et en fin de d’après midi le dimanche. Cela n’a pas permis aux membres du club présents et à ces supporters (ils se reconnaîtront) de se retrouver et de savourer ensemble l’instant magique de l’après course.

Encore une fois le Club Apytri fait carton plein, 3 hommes au départ et tous les 3 classés dans le premier tiers du classement scratch. A noter la 1ère place en catégorie d’âge pour Alain sur 72 (V3), la 82ème place de Franck et la 23ème place d’Olivier en V1 sur 186.

 

 

Commentaire Olivier :

Comme à mon habitude, j’aborde la chose avec sérénité. Je sais que tout a été fait lors de l’entrainement pour pouvoir réussir ce type d’épreuve. Néanmoins 2 jours avant la course, le doute s’installe, serais je en capacités physiques et mentales suffisantes pour finir une telle épreuve ? Je sais pertinemment que ce style de parcours vélo avec ces 5000 m de dénivelés ne me sont pas particulièrement favorable.

Jour J, levée 3 heures du matin, toute la famille et les amis sont sur le pied de guerre perception de la caisse de transitions pour les triathlètes et des banderoles pour les supporters (je plaisante) après avoir pris un petit déj frugale.

Arrivée sur place à 4h40, le ciel est légèrement nuageux mais laisse apparaître  quelques étoiles de-ci de-là. La mise en place se fait dans le calme, il est déjà 5h30. En se rendant au départ natation, je salue Hervé, Alain et moi avions fait connaissance d’Hervé Faure lors de l’IM de Lanzarote.

Au coup de feu à 6 heures, je pars à bloque comme il fait encore nuit, je décide de suivre le projecteur du bateau qui ouvre la voie aux hommes de tête au moins jusqu’au passage délicat de la 1ère bouée. Il me semble être bien partie, je ne suis pas ou peu gêner par cette bande de batracien qui nage autour de moi. Fin de la 1ère ligne droite, la tuile ! Un concurrent m’accroche le bras gauche, je sens le bracelet de ma montre qui lâche ; par un geste réflexe j’essaye de la saisir, je m’arrête me retourne, trop tard elle est perdue… Je continue un peu perturbé par cet événement.

Je sors de l’eau, je n’ai plus de référence de temps, en arrivant à la transition, je vois qu’il y a encore beaucoup de vélo et surtout que je suis devant Franck et Alain

Pas de répit, nous attaquons dans le vif dès la sortie du parc, montée pas très raide mais régulière vers Prunière. Pas d’affolement, je me fais passer mais je sais que la journée va être longue. J’adopte un rythme de métronome surtout ne pas se mettre dans le rouge (voici mon leitmotiv). Et j’attends patiemment que mes 2 lascars de club rentrent sur moi. Début de l’Izoard, c’est Alain qui est le premier à revenir. Dans la montée, Jérôme nous encourage, je pose la question « où se trouve Franck ? ». Il me répond qu’il est content de sa natation et que tout va pour le mieux. Ravitaillement de l’izoard, pas de Franck…

Les 20 kms de descente vers Briançon. Des virages techniques sur un revêtement parfait sont un vrai régale

Les 60 derniers kms sont réalisés vent de face ce qui a pour effet de puiser encore un peu plus dans les réserves. Au 140ème kms, la côte de Pallon, toujours pas de Franck !!! je me dis que je suis en train de faire un bon vélo.

Dernière difficulté, Chalvet, je retrouve notre ami Jérôme au niveau de la gare d’Embrun, il me donne les écarts avec Alain : 8 minutes. Retour sur le parc vers 14h35.

Je pars pour le marathon les premiers kms se font à un bon rythme, arrive la remontée vers le centre d’Embrun, je préfère assurer et passe en marchant. Les kilomètres défilent. Au semi, Jérôme m’informe de l’intervalle avec Alain (3’). Je ne sais pas encore que le second tour va être plus que difficile ; dès que la route s’élève légèrement je n’arrive plus à garder le rythme et je me résigne à marcher. La pensée de ne pas finir m’obsède, j’assure encore de plus en plus ; peut être trop. Le mental n’est plus assez fort pour me dépasser physiquement. J’accélère dans le dernier Kilomètre mais une crampe derrière la cuisse me stoppe nette à 500 mètres. Je me décontracte et repars en petite foulée. Je suis en vue de l’arrivée et le tapis bleu se présente sous mes pieds. Je suis un embrunman.

Après une petite demi-heure de massage, la température ambiante commence à se rafraichir et la pluie ne tarde pas à tomber. Je suis frigorifié. Je range le matériel et me refugie dans la voiture. J’ai même raté l’arrivée de mon frère qui finissait son premier triathlon très longue distance. La nuit tombe et la pluie redouble ; dommage de n’avoir pu assister à l’arrivée de notre président Franck.

Par Oliv' - Publié dans : Le podium - Communauté : triatlhlon
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Commentaires

eh bé! on sens que cette course est vraiment à part et qu'il faut vraiment être dans sa bulle pour reussir à franchir un à un les obstacles. Au final avoir perdu ta montre n'est peu être pas un mauvais coup du sort cela permet peut être de se concentrer sur l'effort et pas sur le chrono(?).

Commentaire n°1 posté par RONAN le 19/08/2010 à 09h34
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